Rejets liquides des installations nucléaires en 2024
Récapitulatif
Données disponibles ici: https://odims.ospar.org/en/submissions/ospar_discharges_nuclear_2024_07/
Le présent rapport annuel comporte les données de 2024 sur les rejets radioactifs liquides provenant des installations nucléaires et les tendances temporelles pour la période de 1989 à 2024. Une évaluation a été réalisée, à partir de ces informations, portant sur les rejets du secteur nucléaire, provenant des sous-secteurs suivants :
- centrales nucléaires ;
- installations de retraitement de combustible nucléaire ;
- installations de production de combustible nucléaire et installations d’enrichissement ;
- installations de recherche et de développement ;
- activités de démantèlement et de gestion des déchets radioactifs hérités.
Les rejets sont notifiés au titre des activités d’alpha total, de tritium et de bêta total (à l’exclusion du tritium) et exprimés en térabecquerel par an (TBq/y).
La tendance générale en 2024 est une diminution continue de la majorité des rejets déclarés, ce qui reflète la tendance à long terme.
L’activité d’alpha total rejetée par toutes les installations nucléaires en 2024 était d’environ 0,1 TBq, ce qui représente une diminution légère de 0,02 TBq, par rapport à l'année précédente. Les rejets alpha annuels en 2024 ne représentent qu’environ 3,2 % du pic enregistré en 1989 et sont les plus bas jamais enregistrés.
Les rejets provenant du sous-secteur du retraitement du combustible ont représenté 42 % du total, tandis que ceux du sous-secteur du démantèlement ont représenté plus de 50 % pour la deuxième année consécutive, soit 53 % du total des rejets alpha en 2024. La principale source de rejets alpha en 2024 a été celle liée au démantèlement du site de Sellafield, avec 51 % du total.
Le rejet total de tritium provenant de l'ensemble des installations nucléaires en 2024 s'est établi à 11 900 TBq, un niveau similaire à celui de 2023, soit une baisse d'environ 8 % par rapport aux résultats de 2021 et 2022. Les rejets de tritium restent dominés par ceux du secteur du retraitement, 82 % du total de toutes les installations provenant de La Hague.
Les rejets d'activité bêta totale (à l'exclusion du tritium) provenant de toutes les installations nucléaires ont nettement diminué entre 1989 (930 TBq) et 2024 (9,2 TBq). En 2024, les rejets d'activité bêta totale ont diminué d'environ 4 % par rapport à l'année précédente, pour atteindre environ 9,6 TBq, ce qui représente les niveaux les plus bas enregistrés depuis 1989. Historiquement, les rejets bêta totaux ont été dominés par les rejets des usines de retraitement et, dans une moindre mesure, par ceux de l'usine de fabrication de combustible nucléaire de Springfields. En 2024, la contribution du sous-secteur du retraitement a légèrement augmenté, passant de 36 % en 2023 à 44 % du total, mais ce chiffre rest bien inférieur à la contribution maximale de ce sous-secteur (81 % en 2007).
La contribution des rejets liés au démantèlement en 2024 a diminué par rapport à 2023, ce qui signifie qu’il s’agit du deuxième sous-secteur le plus important en 2024 (40 % de l’ensemble des installations). Les rejets liés au démantèlement et à la gestion des déchets historiques ou hérités se sont élevés à 3,8 TBq en 2024.

