Les teneurs en contaminants sont en baisse mais des préoccupations subsistent

 

Les pays OSPAR ont fait des efforts considérables afin de réduire les rejets, émissions et pertes de contaminants dans l’air et dans l’eau. La réduction des apports en mer du Nord en est la preuve. La diminution des émissions de contaminants provenant de sources telluriques et de l’industrie pétrolière et gazière offshore témoigne des progrès qui continuent à être réalisés depuis le dernier Bilan de santé OSPAR (QSR 2010). On n’a cependant relevé aucune modification des quantités de matériaux de dragage immergés et des charges en contaminants qui leur sont associés, dans la zone maritime OSPAR depuis le QSR 2010.

Afin d’évaluer les progrès réalisés dans le sens des objectifs de la Stratégie OSPAR pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est, les pays OSPAR mesurent régulièrement les niveaux de contaminants dans la zone maritime OSPAR: métaux lourds (mercure, cadmium et plomb), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), organostanniques et substances synthétiques telles que les polychlorobiphényles (PCB) et les polybromodiphényléthers (PBDE). Les contaminants sélectionnés sont persistants, bioaccumulatifs et toxiques et subsisteront dans le milieu marin pendant de nombreuses décennies. Les analyses se focalisent sur les sédiments et organismes marins dans lesquels ces contaminants ont tendance à s’accumuler ou par le biais desquels ces contaminants se bioamplifient dans la chaîne trophique.

La réduction des teneurs en contaminants s’est poursuivie, depuis le QSR 2010, dans la majorité des zones évaluées, en particulier pour les PCB. Bien que les teneurs soient dans l’ensemble inférieures aux niveaux risquant de présenter un danger pour les espèces marines dans les zones évaluées, elles n’ont pas atteint dans l’ensemble les niveaux ambiants (lorsqu’ils sont spécifiés). Dans certaines zones localisées, des préoccupations subsistent quant aux niveaux élevés de mercure, de plomb et de CB118 (l’un des congénères de PCB les plus toxiques) et aux teneurs en HAP et cadmium en hausse localement en haute mer.

La plupart des pays OSPAR ont choisi de surveiller les effets biologiques de la pollution par les organostanniques plutôt que par le tributyltétain lui même. La diminution notable des effets nuisibles du tributyltétain sur les escargots de mer s’est poursuivie grâce aux mesures prises à l’échelle mondiale visant à interdire ou à réduire son utilisation dans les peintures antisalissures pour les navires.

Les mesures prises dans le cadre des diverses législations de l’Union européenne contribuent à la réduction de la pollution par les contaminants.

 

Objectifs d'OSPAR

L’objectif de la Stratégie substances dangereuses OSPAR est de prévenir la pollution de la zone maritime OSPAR en réduisant sans relâche les rejets, émissions et pertes de substances dangereuses dans le but, en dernier ressort, de parvenir à des teneurs, dans le milieu marin, qui soient proches des teneurs ambiantes dans le cas des substances présentes à l'état naturel et proches de zéro dans celui des substances de synthèse.

Cette stratégie sera mise en œuvre progressivement grâce aux mesures permettant de parvenir à des teneurs en contaminants dont les niveaux n’entraînent pas des effets de pollution et des contaminants dans le poisson et autres produits de mer destinés à la consommation humaine ne dépassent pas les niveaux déterminés par la législation de l’UE ou autres normes pertinentes.

 

Descripteur de la DCSMM

D8: Concentration des contaminants